Un télescope spatial de 1,5 tonne va retomber sur Terre, faut-il s’inquiéter ? Par David Laurent le 3 novembre 2026 Après plus de vingt ans passés en orbite, le vénérable télescope spatial Swift de la NASA va bientôt se désintégrer dans l’atmosphère. Mais certaines parties pourraient s’écraser sur notre planète. La plupart du temps, la densité de notre atmosphère suffit à nous protéger des débris spatiaux. Mais pas toujours. On pense par exemple à ce morceau de fusée chinoise, qui est venu s’écraser sur notre planète. Par ailleurs, un énorme débris spatial fabriqué par SpaceX s’est écrasé dans une ferme, la catastrophe ayant été évitée de justesse. Plus tôt cette année, un satellite de 600 kg est venu, lui aussi, impacter notre planète. Crédits photo : NASA Et ce sera donc bientôt au tour du télescope spatial Swift de la NASA, que l’agence n’a pas réussi à sauver. En effet, près de 22 ans après son lancement, l’appareil a vu son altitude baisser dangereusement. Face à ce constat, la NASA a lancé une mission de sauvetage, qui consistait à relever l’altitude de l’appareil. Malheureusement, l’agence spatiale américaine n’a pas réussi l’opération. Par conséquent, le télescope spatial affiche une altitude toujours plus basse et finira bientôt par se consumer partiellement dans l’atmosphère. Partiellement, car l’objet d’une tonne et demie pourrait en partie « survivre » à la rentrée atmosphérique, en libérant un débris imposant. Doit-on s’inquiéter de la chute de débris ? « Cela n’aurait rien de surprenant », explique Jonathan McDowell, astrophysicien et professeur honoraire à l’université de Durham, à Gizmodo. « Il s’agit d’un engin spatial d’environ une tonne et demie, et il arrive souvent qu’une partie des satellites de cette taille, environ 10 %, survive à la rentrée atmosphérique. » Reste maintenant à savoir si le débris en question est susceptible de s’écraser dans une région peuplée. « En règle générale, lorsque l’on effectue des calculs détaillés, on obtient une probabilité d’une chance sur 10 000 qu’une personne soit blessée », poursuit le chercheur. « Mais depuis Spoutnik, nous avons connu environ 10 000 rentrées atmosphériques. Un jour ou l’autre, notre chance finira donc par tourner. » « Devez-vous craindre d’être touché par un débris spatial ? Non », explique l’astrophysicien. « En revanche, un gouvernement doit-il s’inquiéter du fait qu’une personne puisse être touchée par un débris spatial ? Oui. C’est donc une question politique. Nous ne devrions pas laisser ces rentrées atmosphériques se produire de manière incontrôlée. » La rédaction vous conseille : Swift : la NASA s’apprête à lancer une mission de sauvetage pour son vénérable télescope spatial Le télescope spatial Swift de la NASA est condamné, l’agence n’a pas réussi à le sauver NASA : le satellite sauveur de satellite a maintenant besoin… d’être sauvé Article précédent Voyager 1 s’éloigne toujours plus de la Terre, et la NASA doit se préparer à l’inévitable novembre 3, 2026