NASA : le satellite sauveur de satellite a maintenant besoin… d’être sauvé
En voulant « sauver » le télescope spatial Swift de la NASA, le satellite LINK a, lui aussi, rencontré des problèmes. Les ingénieurs ont en effet perdu le contrôle de l’appareil, qui a connu plusieurs défaillances…
Avec près de 15 000 satellites en orbite, notre planète est surchargée d’appareils spatiaux. Au premier rang, on retrouve la constellation Starlink de SpaceX, dont les lancements sont si nombreux qu’ils pollueraient l’atmosphère. D’ailleurs, l’entreprise d’Elon Musk est contrainte d’enchaîner les manœuvres pour éviter les collisions. Dans ce cadre, plusieurs initiatives sont lancées pour maintenir les satellites en vie le plus longtemps possible, évitant ainsi une mort certaine.
Plusieurs entreprises et autres agences spatiales proposent ainsi leurs services pour entretenir les satellites en orbite. On pense par exemple à la DARPA, qui s’apprête à réparer des satellites en orbite grâce à un robot spatial géant. Mais il est ici question d’un « satellite » bien particulier, à savoir l’observatoire spatial Swift de la NASA.
NASA : le sauvetage de Swift est-il compromis ?
Lancé en 2004, Swift est chargé de détecter et d’observer les sursauts gamma. Toutefois, celui-ci commence à prendre de l’âge. En effet, l’altitude de ce dernier s’abaisse dangereusement, à tel point que les ingénieurs de la NASA craignent que l’engin ne vienne se consumer dans l’atmosphère.
Dans ce cadre, l’agence a récemment lancé une mission de « sauvetage », en collaboration avec Katalyst Space Technologies. L’entreprise a conçu un remorqueur spatial, baptisé LINK. Celui-ci est chargé de redresser l’orbite de Swift avant qu’il ne soit trop tard. Mais tout ne s’est pas passé comme prévu.
En effet, LINK a connu plusieurs défaillances et est désormais quasiment hors de contrôle. « Le vaisseau spatial a rencontré des problèmes de contrôle d’attitude, ce qui l’a fait entrer en rotation et a entraîné des communications sporadiques », explique la NASA.
« Les premières investigations montrent que deux des trois roues de réaction de LINK sont actuellement hors service et qu’une partie du système de propulseurs à gaz froid a également perdu de ses capacités », conclut l’agence spatiale américaine.
Quoi qu’il en soit, Katalyst Space Technologies va devoir mettre les bouchées doubles pour résoudre le problème. En effet, sans intervention extérieure, l’observatoire spatial est condamné à se consumer dans l’atmosphère dans les mois à venir.
Source : futurism