Nancy Grace Roman : le télescope spatial révolutionnaire de la NASA prend son envol Par David Laurent le 31 août 2026 Hier, la NASA procédait au lancement de son télescope spatial de nouvelle génération, le Nancy Grace Roman. Celui-ci aura pour but d’observer l’Univers, tout en fournissant une énorme quantité de données. Sur Terre, les astronomes disposent d’innombrables appareils pour scruter l’espace profond. On pense par exemple à l’immense Observatoire Vera C. Rubin, dont le plus grand appareil photo numérique au monde a réussi à détecter plus de 10 000 astéroïdes. Mais il ne faut pas oublier que d’autres moyens d’observation sont actuellement en train d’orbiter au-dessus de nos têtes. On pense notamment au James Webb Space Telescope (JWST), qui a récemment découvert la galaxie la plus lointaine jamais détectée. Crédits photo : NASA En orbite, on retrouve également le vénérable télescope spatial Hubble, qui a produit un sublime cliché d’une galaxie localisée à 68 millions d’années-lumière de la Terre. Et, comme si cela ne suffisait pas, la NASA vient de lancer un télescope spatial de nouvelle génération, le Nancy Grace Roman, plus communément appelé Roman Space Telescope. Nancy Grace Roman : 500 téraoctets de données collectées chaque année On pourrait se demander pourquoi l’agence envoie un nouveau télescope spatial, alors que bien d’autres sont déjà en orbite. Mais le Roman Space Telescope dispose de plusieurs avantages, qui le rendent complémentaires par rapport à ses pairs. Le JWST, par exemple, est capable d’observer l’Univers dans l’infrarouge avec énormément de profondeur. Toutefois, l’immense télescope spatial a un champ de vision très limité. Du côté du Roman Space Telescope, c’est tout l’inverse. En effet, l’appareil est capable de couvrir de vastes régions de l’Univers. Et ce large champ de vision s’accompagne d’une collecte de données particulièrement importante. Le Roman Space Telescope sera en effet capable de collecter pas moins de 500 téraoctets chaque année. À titre de comparaison, Hubble n’a réussi à en collecter « que » 400 téraoctets sur 35 années de service. « Notre étude principale durera plus d’un an et sera véritablement gigantesque », s’enthousiasme Julie McEnery, scientifique principale du projet Roman. « Il faudrait plus d’un demi-million de téléviseurs 4K pour afficher entièrement la seule image de Roman issue de notre plus grande étude. » Il faudra toutefois s’armer de patience avant de pouvoir profiter des performances du télescope spatial. En effet, celui-ci va d’abord devoir passer par une période de mise en service qui durera près de trois mois. Source : space.com La rédaction vous conseille : Après James Webb et Hubble, découvrez le nouveau télescope spatial de la NASA Swift : la NASA s’apprête à lancer une mission de sauvetage pour son vénérable télescope spatial James Webb : le télescope spatial de la NASA découvre la galaxie la plus lointaine jamais détectée Article précédent SpaceX veut construire le plus grand spatioport au monde, les défenseurs de l’environnement s’inquiètent août 27, 2026