Exploration lunaire : la NASA et IBM créent un modèle d’IA dédié à la recherche d’eau
Collaborant avec IBM, l’agence spatiale américaine est en train de développer un nouveau modèle d’IA. Celui-ci est destiné à la recherche d’eau sur notre satellite naturel.
La Lune est plus que jamais au cœur de l’actualité. La NASA est en train de développer le programme Artemis, qui vise, à terme, à renvoyer des astronautes sur notre satellite naturel. Dans ce cadre, Artemis 2 a été une véritable réussite. Toutefois, installer une base permanente sur la Lune est un véritable défi. En effet, les astronautes sur place devront bénéficier d’un maximum d’autonomie.
Dans ce cadre, envoyer des tonnes d’eau depuis la Terre est impensable. Face à ce constat, la NASA compte utiliser les ressources disponibles sur place. Et, bonne nouvelle, la Lune regorgerait d’eau, sous forme de glace. Mieux encore : la NASA va lancer une mission visant à cartographier l’eau sur la Lune.
Une IA particulièrement performante
Afin de mener à bien cette initiative, l’agence s’est associée au géant de l’informatique IBM pour développer un modèle d’IA bien particulier. Sobrement baptisé « modèle de fondation lunaire NASA-IBM », celui-ci a plusieurs objectifs. Tout d’abord, l’IA devrait permettre de faciliter la recherche d’eau à la surface de la Lune.
Et, concernant cette tâche en particulier, le modèle serait particulièrement performant. Par rapport au modèle SwinV2-B de Microsoft, l’IA IBM-NASA réduirait les erreurs de 23 %. Par ailleurs, l’IA serait en mesure d’identifier les cratères avec une grande précision.
Pour le prouver, les chercheurs ont analysé le cratère provoqué par un étage de fusée Falcon 9 de SpaceX, qui s’est récemment écrasé sur la Lune. Dans ce contexte, le modèle d’IA aurait « fonctionné de manière fantastique », selon Juan Bernabé-Moreno, directeur d’IBM Research Europe, Royaume-Uni et Irlande.
« L’une des raisons pour lesquelles nous n’avons jamais vu auparavant de modèle lunaire complet et puissant est que nous ne disposions pas des données [organisées] de la bonne manière », explique le responsable. « À elle seule, c’est une contribution scientifique majeure, car mettez le modèle de côté : la communauté dispose désormais d’un jeu de données co-enregistré avec plus de deux millions de [points de] données. »
Ce n’est pas la première fois qu’une IA est utilisée pour la recherche spatiale. On a par exemple pu voir un modèle d’IA découvrir un astéroïde « potentiellement dangereux ». D’ailleurs, l’IA pourrait nous aider à comprendre l’Univers, selon cette étude.
Source : engadget