Mars : des tempêtes électriques géantes pourraient compromettre les futures missions martiennes

La planète rouge est régulièrement balayée par d’impressionnantes tempêtes. Parfois chargées électriquement, certaines d’entre elles pourraient compliquer les futures missions habitées sur Mars.

Si la NASA a récemment mis un coup d’arrêt à son programme de retour d’échantillons martiens, cela n’empêche pas la planète rouge de faire l’objet de nombreuses missions. L’agence spatiale américaine veut, par exemple, y envoyer plusieurs hélicoptères dans le cadre de la mission Skyfall. Mais ce n’est pas tout. En effet, le patron de SpaceX, Elon Musk, veut établir une colonie sur Mars d’ici 2055. Dans ce cadre, l’homme le plus riche du monde a annoncé le premier vaisseau Starship sur la planète rouge cette année, en 2026, puis le premier humain sur Mars en 2028.

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Toutefois, le fantasque entrepreneur semble bien optimiste. En effet, Mars regorge de dangers. En plus d’un froid glacial, la planète rouge est bombardée de radiations, contre lesquelles les astronautes devront impérativement se protéger. Par ailleurs, notre proche cousine subit régulièrement des tempêtes de poussière particulièrement violentes.

Mars : un danger supplémentaire pour les astronautes ?

Le rover Opportunity de la NASA en a d’ailleurs fait les frais. En effet, en 2018, celui-ci a subi une immense tempête planétaire, qui a soulevé une impressionnante quantité de poussière. En obscurcissant le ciel martien, la tempête a bloqué les rayonnements du Soleil alimentant les panneaux solaires du rover, signant ainsi la fin de la mission.

Et il se pourrait que les tempêtes martiennes ne soulèvent pas que de la poussière. En effet, selon une étude publiée dans The Planetary Science Journal, des chercheurs laissent entendre que ces tempêtes pourraient être accompagnées de violentes décharges électriques.

« Pour les futures explorations de Mars, notre étude suggère que les grandes tempêtes de poussière doivent être considérées non seulement comme des dangers atmosphériques, thermiques et liés à la visibilité, mais aussi comme des environnements électrostatiques structurés », explique Chali Idosa Uga, du département des sciences spatiales de l’Université de l’Alabama à Huntsville (UAH).

« Nous ne quantifions pas les risques pour un vaisseau spatial, un habitat, un instrument ou un système de communication en particulier », poursuit la scientifique. « Nous montrons simplement que, durant la tempête globale de l’année martienne 34, la basse atmosphère a développé des régions localisées, dépendantes de l’altitude, où la séparation des charges pouvait persister, et où les champs électriques modélisés approchaient des conditions favorables à des décharges. »

Source : universetoday