La Chine met les bouchées doubles pour poser le pied sur la Lune avant les USA
La course au retour sur la Lune bat son plein. La Chine est en effet en train de remanier son programme spatial, baptisé Lunar Exploration Program, afin de déposer des taïkonautes sur notre satellite naturel en 2030.
Récemment, la NASA a fait de nouveau parler d’elle grâce à la mission Artemis II. Celle-ci, qui a permis à des astronautes de faire le tour de la Lune, s’inscrit dans un programme plus vaste visant à renvoyer des astronautes poser le pied sur notre voisine. D’ailleurs, l’agence vient de préciser ses plans en matière de base lunaire habitée. Mais il ne faut pas oublier que la Chine, qui a réussi à ramener sur Terre des échantillons de la face cachée de la Lune, s’est également lancée dans la course.
En effet, le pays a de grands projets pour notre satellite naturel. Ainsi, après avoir publié un atlas de la Lune d’une précision inédite, la Chine veut désormais envoyer des astronautes – ou plutôt, des taïkonautes – poser le pied sur la Lune. D’ailleurs, la Chine pourrait battre les États-Unis à cause du retard du Starship de SpaceX.
La Chine va-t-elle poser le pied sur la Lune avant les États-Unis ?
Dans ce cadre, la Chine a accumulé plusieurs années d’expérience en matière de missions spatiales. Le pays dispose par exemple de son propre laboratoire orbital, la station Tiangong. Celle-ci a permis à l’agence spatiale chinoise d’effectuer plusieurs expériences, et même d’y introduire des mouches. Et, selon Zhang Jingbo, porte-parole de la China Manned Space Agency, cette initiative permettrait de préparer les taïkonautes à un futur alunissage.
« Notre station spatiale fonctionne de manière stable en orbite depuis près de quatre ans et a permis de déployer et de vérifier plusieurs technologies clés nécessaires à un alunissage habité », a-t-il expliqué. Et le pays ne compte pas s’arrêter en si bon chemin.
« Grâce aux vérifications menées lors de multiples missions vers la station spatiale au cours des deux prochaines années », poursuit le responsable, « nous renforcerons de manière globale la maturité technologique et la fiabilité des missions concernées, afin de poser des bases solides pour le premier alunissage habité chinois. »
Source : space.com