Les milliers de satellites Starlink de SpaceX seraient en train de polluer l’atmosphère

L’orbite terrestre n’a jamais hébergé autant de satellites qu’aujourd’hui, et potentiellement bien plus demain. Mais une telle évolution aurait un sérieux impact sur l’environnement.

Le nombre de satellites en orbite est en constante augmentation. Et, si de nombreuses entreprises sont impliquées dans ce phénomène, SpaceX arrive largement en tête. En effet, l’entreprise d’Elon Musk ne cesse d’accroître sa constellation de satellites Starlink. Ces derniers seraient si nombreux qu’ils gêneraient le travail des astronomes. La constellation est si dense qu’elle gênerait également la vision du télescope spatial Hubble.

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Mais les satellites en eux-mêmes ne sont pas le seul problème. En effet, ceux-ci nécessitent de nombreux lancements de fusées. Et ces mêmes fusées libéreraient dans l’atmosphère des particules de « carbone noir », qui auraient un sérieux impact sur la qualité de l’atmosphère terrestre.

Des « conséquences imprévues »

C’est en tout cas ce que laisse entendre une nouvelle étude publiée dans la revue Earth’s Future. Selon cette dernière, les particules de « carbone noir » libérées à une douzaine de kilomètres d’altitude bloqueraient une partie du rayonnement solaire. Les scientifiques appellent donc à davantage de régulation dans le secteur.

« La quantité de carbone noir actuellement libérée par les lancements de fusées est bien inférieure aux idées de géo-ingénierie, mais cela pourrait changer avec une croissance non réglementée », explique la responsable du projet, Eloise Marais. Celle-ci évoque même une « expérience de géo-ingénierie non testée avec de nombreuses conséquences imprévues ».

« Nous espérons que les décideurs politiques verront les signaux d’alerte mis en évidence par nos travaux et d’autres études similaires afin de mettre en place des réglementations empêchant des dommages environnementaux, pour que les générations futures n’aient pas à réparer les dégâts », poursuit-elle.

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Et ce ne serait que le début. En effet, l’étude révèle également qu’en 2020, les mégaconstellations de satellites représentaient environ 35 % de l’impact climatique total du secteur spatial. Mais ce chiffre pourrait passer à 42 % d’ici 2029.

« Idéalement, nous aurions eu davantage d’années de données pour améliorer la fiabilité des prévisions », poursuit la chercheuse. « Mais l’étude a progressé pendant deux années supplémentaires, ce qui correspond au rythme habituel de la recherche scientifique. Nous avons donc pu comparer nos prévisions aux données réelles de 2023-2024. » 

Source : gizmodo