Les voyages spatiaux inquiètent les scientifiques, mais notre ADN résiste mieux que prévu Par David Laurent le 19 octobre 2026 En impesanteur, la microgravité a bien des conséquences sur le corps humain. Une nouvelle étude pointe du doigt ses effets, non seulement sur les cellules humaines, mais aussi sur l’organisation du génome. L’espace regorge de dangers, ce n’est un secret pour personne. Et l’absence d’air, qui ne nous permet pas d’y survivre longtemps sans combinaison, n’est pas la seule contrainte. En dehors de l’atmosphère terrestre et de son champ magnétique, les astronautes sont bombardés de radiations. Heureusement, de nombreuses technologies existent ou sont en cours de développement. Contre les dangers de l’espace, des chercheurs mettent par exemple au point un bouclier spatial futuriste. Par ailleurs, cette combinaison à la pointe de la technologie pourrait protéger les astronautes des dangers de l’espace. Crédits photo : Unsplash Mais il reste une contrainte spatiale contre laquelle on ne peut quasiment rien : l’absence de gravité. En effet, si le phénomène pouvait être compensé par la force centrifuge, comme on le voit parfois dans les films de science-fiction, les technologies actuelles ne nous permettent pas de recréer la gravité terrestre. Des conséquences minimes à court terme Et le problème, c’est que l’humanité se prépare à entreprendre de longs voyages spatiaux, vers Mars et ailleurs. D’ailleurs, Elon Musk a annoncé le premier humain sur la planète rouge en 2028, suivi d’une colonie en 2055. Mais un tel voyage aurait d’importantes conséquences sur le corps humain. Dans ce cadre, des chercheurs du Center for Soft Matter Research de l’université de New York (NYU) ont décidé de lancer une nouvelle étude. Au cours de celle-ci, les scientifiques ont exposé des cellules aux conditions rencontrées par les astronautes en microgravité. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les premiers résultats sont plutôt rassurants. « Nos données montrent que le génome, son organisation et sa dynamique sont remarquablement robustes et semblent ne pas être affectés par la gravité, ou son absence, après 24 heures. De même, ces résultats suggèrent que l’organisation physique du génome humain pourrait peu évoluer dans l’espace sur des périodes comparables », souligne Alexandra Zidovska, professeure associée au département de physique de l’université de New York. Toutefois, la chercheuse rappelle que de longs voyages spatiaux pourraient avoir des conséquences nettement plus importantes. « Cependant, de tels changements pourraient survenir lors d’expositions plus longues et en raison des dommages à l’ADN qui se produisent dans l’espace », nuance-t-elle. Source : universetoday La rédaction vous conseille : Artemis : cette combinaison à la pointe de la technologie pourrait protéger les astronautes des dangers de l’espace La nouvelle combinaison spatiale de la NASA prendrait du retard, Artemis 4 compromise ? Un nombre anormalement élevé de météorites a frappé la Terre cette année, les scientifiques s’inquiètent Article précédent Des astronomes découvrent une étoile verte, et son apparence intrigue octobre 16, 2026