L’intelligence va tirer les salaires à la baisse, selon cet économiste Par David Laurent le 13 février 2026 L’IA simplifie la vie de nombreux travailleurs, c’est un fait. Mais, en réduisant le temps de travail des employés humains, l’automatisation des tâches via l’IA pourrait également impacter les salaires des plus pauvres, selon un économiste américain. Si certains métiers devraient être épargnés par l’intelligence artificielle, cela n’empêche pas cette dernière de prendre la place de bon nombre d’humains en chair et en os. En effet, en 2026, l’IA devrait remplacer toujours plus de travailleurs. Nvidia, par exemple, mise sur la robotique alimentée par l’IA pour ses usines. C’est également le cas de Klarna qui, après avoir largement misé sur l’intelligence artificielle, a fait machine arrière en recrutant à nouveau des humains. Crédit photo : Unsplash Ainsi, si un analyste estime que l’IA n’augmente en rien notre productivité, certains responsables ne l’entendent pas de cette oreille. Ce serait par exemple le cas d’Eric Yuan, patron de Zoom, et de Jamie Dimon, de JPMorgan Chase. Ces derniers auraient avancé que l’automatisation des tâches permettrait de réduire le temps de travail à une semaine de quatre, voire trois jours au lieu de cinq. Intelligence artificielle : des pauvres toujours plus pauvres et des riches toujours plus riches ? Mais l’économiste Robert Reich estime que cette baisse du temps de travail ne serait en rien bénéfique pour les travailleurs humains. En effet, selon lui, moins de temps de travail signifiera tout simplement moins d’argent dans la poche des travailleurs. « Tout cela est pure absurdité », affirme l’économiste. « Voici la vérité : la semaine de quatre jours s’accompagnera très probablement de quatre jours de salaire. La semaine de trois jours, de trois jours de salaire. Et ainsi de suite. » « Ainsi, à mesure que l’IA prendra en charge leurs tâches actuelles, la plupart des travailleurs deviendront probablement plus pauvres ou devront cumuler plusieurs emplois pour maintenir leur niveau de revenu », ajoute-t-il. Robert Reich, qui fut également secrétaire au Travail aux États-Unis, estime ainsi que l’augmentation de productivité grâce à l’IA ne signifiera en rien une augmentation du pouvoir d’achat des travailleurs. Ainsi, selon lui, l’automatisation des tâches ne fera que continuer à creuser les écarts de richesse. « Plutôt que de créer une ère d’abondance où la majorité n’aurait plus à s’inquiéter de l’argent, les nouvelles technologies ont contribué à une société à deux vitesses, composée d’un petit nombre de personnes extrêmement riches et d’une immense majorité qui peine à joindre les deux bouts », conclut l’économiste. Source : futurism La rédaction vous conseille : Intelligence artificielle : les entreprises qui utilisent l’IA commencent déjà à le regretter, selon ces chercheurs Pertes d’emplois : l’intelligence artificielle toucherait davantage les jeunes, selon cette étude L’intelligence artificielle pourrait nous conduire à la ruine, selon cet économiste Article précédent OpenAI : une ancienne responsable quitte l’entreprise et met en garde les utilisateurs février 12, 2026