Artemis 2 : la NASA vient de renvoyer des astronautes autour de la Lune, et ce n’est pas un poisson d’avril
Après de multiples reports, la NASA a enfin pu procéder au lancement de la mission Artemis 2. Quatre astronautes sont donc maintenant en route vers la Lune, une première depuis le programme Apollo.
Le développement du programme Artemis, qui vise à renvoyer des hommes sur la Lune, n’aura pas été de tout repos. Tout d’abord, la fusée Space Launch System de la NASA a connu des fuites, ce qui a contraint l’agence à repousser le lancement de la mission. Ensuite, une violente éruption solaire aurait pu mettre en danger la mission Artemis 2. Mais la NASA a finalement réussi à tenir son calendrier, le lancement d’Artemis 2 ayant été effectué avec succès hier, mercredi 1ᵉʳ avril 2026.
Plus de 400 000 personnes ont assisté au décollage de l’immense fusée Space Launch System (SLS) de la NASA, depuis le Kennedy Space Center de l’agence. Peu de temps après le décollage, la capsule Orion s’est détachée et a commencé à entamer son voyage vers notre satellite naturel.
Artemis 2 : « Nous ramènerons des Américains sur la Lune avant la fin du mandat du président Trump »
Artemis 2 est ainsi en train de suivre une trajectoire relativement similaire à celle empruntée par la mission Apollo 8, qui a eu lieu en 1968. Mais la NASA ne se contente pas de reproduire des exploits passés. En effet, les quatre astronautes de la NASA vont s’éloigner de la Terre à 406 841 km de distance, ce qui est un record historique. À titre d’information, c’est 6 400 km de plus que le précédent record établi par Apollo 13, lancée en 1970.
Lors de leur voyage autour de la Lune, les astronautes auront pour mission de tester les différents appareils de la capsule Orion, afin d’assurer la sécurité des missions suivantes, à savoir Artemis 3, 4 et 5. « Nous voulons nous assurer que ce système est prêt et qu’il contrôle le véhicule comme prévu, afin de pouvoir faire confiance à des amarrages automatisés lors de missions plus complexes », explique Victor Glover, pilote de la capsule Orion.
« Nous ramènerons des Américains sur la Lune avant la fin du mandat du président Trump », affirme Jared Isaacman, administrateur de la NASA. « Notre principal concurrent vise avant 2030. La différence entre succès et échec se jouera en mois, pas en années. »
Le responsable évoque ici la Chine, qui vise à envoyer des astronautes – ou plutôt, taïkonautes – sur la Lune avant 2030. La NASA craint en effet d’être doublée par la Chine dans la course au retour sur la Lune.
Source : Futurism